Pourquoi et comment transformer ?

03/09/14

« Change is good(1) » me disait Bill Mc Nee(2), lors d’une rencontre en France il y a quelques années. Comme si le changement portait intrinsèquement sa propre valeur de progrès. Si le conservatisme d’entreprise génère souvent une régression stratégique, il n’est pas certain pour autant que les changements a priori, apportent le progrès. Certains managers en font parfois le constat à leurs propres dépens.

S’agissant de recherche de productivité, nombreuses sont les démarches et les  méthodes qui promettent le succès de ces projets de transformation. Souvent associées à l’adoption de technologies, la prise en compte de l’augmentation de la valeur client n’en est qu’un résultat marginal. Les résistances au changement sont fortes et difficilement adressables, en particulier parce que ce type de projet conduit souvent à diminuer la contribution des collaborateurs à la création de valeur.

La transformation d’une organisation est toujours une adaptation aux sollicitations de son environnement. C’est un principe de base des théories de l’évolution. C’est donc d’abord en regardant l’entreprise depuis l’extérieur, son offre avec les yeux de ses partenaires (clients, fournisseurs, …), que l’on peut en déduire son besoin, d’abord de changement puis de transformation. Ce n’est pas parce que l’on peut dématérialiser des livres que les lecteurs (en particulier en Europe), préféreront les liseuses au papier. On peut certes associer plusieurs adresses IP à presque n’importe quel objet, mais au service de quelle expérience client ? Combien d’innovations échouent sur la seule mauvaise perception des besoins du marché,  réduisant quelques startups à une simple prouesse technologique ?

Penser ou repenser de nouvelles entreprises leaders, c’est d’abord oser repenser l’offre. C’est une réflexion majeure qui dynamise l’entreprise et fédère les collaborateurs. Elle est le lieu privilégié de la valeur de l’humain, de sa créativité, de son talent. L’émergence d’une nouvelle économie mondiale ne se fait-elle pas à la faveur de nouvelles offres en réponse ou en anticipation de nouveaux besoins ? Et si la capacité de transformation n’était d’abord qu’un problème de ressources humaines? De choix des bons profils à des postes clés : Innovation, Veille technologique, Expérience clients, Relation partenaires…

Discutons-en ! Construit autour d’une équipe pluridisciplinaire, Brighten organise un nouveau cycle d’échanges sur le thème de l’innovation et de la transformation. J’espère vivement que nous aurons l’occasion de nous y rencontrer, pour ensemble « Making Companies Better ».

  1. « Le changement est bon »
  2. Ancien Analyste Américain du Gartner Group