Gouvernance et Géométrie

01/04/14

La recherche de productivité demeure le moteur principal de la politique de gouvernance des dirigeants. C’est en tout cas le message essentiel qui ressort de chacune de nos rencontres. Y compris dernièrement, où nos dîners du cercle de l’excellence, semblent mettre en évidence, que la recherche de productivité serait aussi le principal levier de retour sur investissement des démarches d’innovation.

Dans ce domaine, les époques se succèdent et apportent chacune leur lot et leur nature de solutions. Après l’industrialisation de l’organisation du travail de l’entreprise à la faveur des sciences de l’ingénieur, après avoir optimisé les chaines de valeur et mutualisé les fonctions support, la mondialisation a mis en évidence des enjeux financiers à court terme de délocalisation.

Néanmoins, même sur ce plus grand marché, les méthodes de gouvernance actuelles, n’adressent pourtant que l’optimisation ‘linéaire’ de la création de valeur dans le strict domaine de responsabilité du dirigeant. Dans cet espace borné entre fournisseurs et clients, le dirigeant s’efforce de réduire ses coûts de sourcing et d’élaboration de son offre, pour rester compétitif sur le marché. Tant que l’augmentation de la productivité de son organisation peut amortir l’augmentation des coûts de sourcing, et/ou faire face à la baisse des prix de vente, il gouverne une entreprise performante.

Mais à l’asymptote de la capacité de productivité de son morceau de chaine de valeur, ce mode de gouvernance, atteint sa limite et rend l’entreprise vulnérable. Pour mieux appréhender les contraintes externes, la recherche de l’excellence doit désormais s’étendre aux parties de la chaine de valeur qui ne sont ni dans le champ, ni sous la responsabilité de son dirigeant. C’est un principe de ‘gouvernance étendue’ qui doit s’aligner sur les exigences économiques du co-développement et de la co-production.

Il suppose de pouvoir associer dans une même réflexion économique autour des principales chaines de valeur, les acteurs les plus en amont et les plus aval, pour partager les contraintes et les bénéfices d’une optimisation plus globale. A cet autre extrême on fait apparaitre ici les principes de l’économie circulaire, où la recherche d’optimisation maximise le recyclage du résiduel de la valeur ajoutée non consommée.

BRIGHTEN accompagne les dirigeants qui cherchent de nouvelles approches de l’excellence opérationnelle autour de principes de gouvernance étendue ‘for Making Companies Better’. Je vous propose d’en débattre le 20 mai 2014, lors du prochain cocktail du cercle de l’excellence.