De bonne guerre

05/03/14

J’achève l’ouvrage de François Lenglet « la fin de la mondialisation ». Plus de deux cent pages, pour une mise en perspective de la difficulté à concilier souveraineté nationale, mondialisation et démocratie. A grand renfort de références historiques, l’auteur-éditorialiste, s’autorise à revisiter la contribution des barrières douanières au pilotage des nations et aux grands équilibres internationaux.

A la faveur des crises récentes, sa démonstration macroéconomique n’hésite pas  à remettre en cause la pensée commune sur les bienfaits de la mondialisation et de la contribution des institutions de référence associées.

Même si ce n’est pas l’objet principal de la démonstration, je ne peux m’empêcher de constater qu’à cette autre échelle du temps, la création de richesse a toujours été liée à la mise au point de produits ou de services innovants, qui participent à l’augmentation du bonheur de l’humanité.

La Chine sera l’usine du monde m’apprenait-on dans une école d’ingénieur où nous partagions volontiers nos bancs avec des étudiants Chinois. Ils sont devenus, comme le rappelle François Lenglet, les principaux producteurs de brevets dans le monde. Pendant ce temps, nos meilleurs ingénieurs mettaient au point des modèles mathématiques pour la titrisation des produits dérivés !

Au bout de cette mondialisation financière, une nouvelle économie se dessine pourtant sous nos yeux et qui démontre que ce n’est pas sur le seul terrain de la productivité que la bataille économique entre les nations se gagnera, mais aussi sur celui de l’innovation et du progrès social.

Elle suppose la mobilisation des meilleurs talents sur ce terrain et la mise en place d’une gouvernance d’entreprise qui fait de l’innovation une composante centrale de sa politique de transformation et d’excellence opérationnelle. C’est ainsi que l’entreprise redeviendra un agent économique majeur des grands équilibres mondiaux.

Animer les processus d’innovation et de transformation des entreprises qui se sont données cette responsabilité sociétale, est la mission que s’est fixé BRIGHTEN ‘for Making Companies Better’.