C’est la rentrée

11/09/13

Il y a finalement deux coupures dans l’année. L’une un peu théorique en décembre, qui nous fait passer d’une ancienne à une nouvelle année. L’autre plus matérielle à l’été, qui après quelques semaines de repos et parfois de soleil, nous permet de redémarrer avec enthousiasme et optimisme. C’est donc avec cet état d’esprit que j’aborde cette rentrée, gonflé par l’espoir du dixième de point de croissance annoncé à grand renfort de média.

En vérité, ce qui me rend optimiste en cette rentrée des classes, et de la classe politique en particulier, c’est le plus grand réalisme assumé de la complexité du monde et des systèmes qui le font fonctionner. La posture de communication change. La prudence s’impose. Augmenter le montant des cotisations n’est plus la solution simple au problème des retraites. Engager des opérations militaires, n’est peut-être pas la bonne solution à la recherche de l’équilibre moyen oriental. Passer le parc automobile au tout électrique sans qualifier ni les moyens de production d’électricité, ni le traitement des batteries n’est pas d’avantage la bonne solution écologique à la pollution. Il y a la une forme de plus grande exemplarité du discours politique qui me plait.

Elle me plait, car elle redonne de la légitimité aux patrons d’opérations lorsqu’ils évoquent la complexité de l’entreprise et réclament l’arbitrage de leur direction. S’agissant de sa transformation, penser la performance relève d’un niveau de complexité élevé. Il ne se satisfait jamais d’une somme arithmétique d’optimisations locales. Seule une forme minimale de modernisation se pense ‘par appartement’. Pour un objectif de performance donné, Il ne peut y avoir qu’un seul projet de transformation. C’est celui qui met en  cohérence l’ensemble des transformations élémentaires nécessaires.

La recherche de l’excellence opérationnelle relève d’une approche globale et systémique. On peut peut-être automatiser plus, à condition que le coût social de cette automatisation ne vienne pas pénaliser le plus de rentabilité générée. A condition que l’impact sur les méthodes de travail soit analysé et cette composante de la transformation accompagnée. A condition que la communication qui accompagne le projet soit un facteur d’acceptation et de facilitation. A condition que les acteurs qui portent le changement aient la compétence pour le faire…

La mise en lumière de l’ensemble de ces conditions dans les projets de transformation est le lieu de l’arbitrage indispensable à leur succès. Au-delà de cet aparté, c’est la mission du cabinet Brighten, et j’espère que nous aurons le plaisir d’en discuter à l’occasion des assises du 8 octobre.