Bonnes résolutions

11/09/09

Fin des vacances, retour au bureau. Avant de replonger dans les bonnes résolutions pour le dernier tiers de l’année, je fais rapidement le bilan de mes objectifs d’été. J’avais quelques projets d’écriture et d’autres de lecture, objectifs tenus.

Je rentre avec la confirmation que la préoccupation dominante des pratiques de gestion des risques, telles qu’elles sont publiées dans les ouvrages de référence, ou débattues au sein des organisations professionnelles, est incontestablement, la garantie de solvabilité de l’entreprise face à son exposition aux risques (en particulier pour les entreprises financières). Toujours pas le moindre chapitre dédié à la gouvernance de l’excellence opérationnelle !

La méthode d’évaluation du risque et surtout de comptabilisation dans un contexte règlementaire, reste un exercice de spécialiste de la statistique, de la comptabilité et de la règlementation. A ce sujet et si vos congés vous ont été suffisamment profitables pour le moral, vous pouvez lire « la crise et après » de Jacques Attali qui explique simplement certains de ces mécanismes pourtant complexes. Dans cette vision, si les risques résultent de l’exécution des opérations, ils n’ont d’intérêt que pour l’évaluation de leur contrepartie en ‘capital at risk’ issue de leur modélisation mathématique. ‘Cartographie’ et ‘modélisation’ ne sont ici que des faux amis sémantiques qui ne font pas référence à des compétences d’organisateurs. En revanche, ce qu’il convient d’organiser et de doter d’un système d’information dédié, c’est si nécessaire, la collecte des incidents utiles à l’élaboration du modèle, et certainement le dispositif de contrôle qui garantit sa bonne mise en œuvre. Ce sont donc des problèmes bien différents en compétence comme en outillage et certains débats ‘GRC’ gagneraient en clarté en ne faisant pas l’économie de préciser les objectifs entre modélisation mathématique des risques et organisation du contrôle interne.

Cette écrasante vision courante qui ne justifie les pratiques de gestion de risques qu’au titre de la préservation du modèle économique mondial, ne laisse rien à ceux qui dans les opérations, chaque jour travaillent à l’excellence opérationnelle de l’entreprise. Si la domination de la culture du financier continue d’occuper tout l’espace y compris jusqu’au concept de gouvernance, qui réinventera le Taylorisme, le juste à temps, les flux tendus, la mise en ilots, l’agilité des processus…, pour faire que l’entreprise de demain réponde à sa nécessaire mission socio-économique ?

C’est un sujet qui doit sortir de cet Aparté, et je prends la nouvelle bonne résolution de tout faire pour y contribuer.